Comment Facebook est en train de dévorer les médias, menaçant leur survie

Vous avez vu des vidéos en autoplay dans votre fil? Avec cette innovation, le réseau social pourrait faire mettre la clé sous la porte à bon nombre de sites d’information. On vous explique pourquoi.

 

Pendant un instant, imaginez que vous êtes le propriétaire d’un site Internet. Vous vendez des publicités sur ce site, ce qui fait que plus de gens le visitent, plus vous gagnez de l’argent. Si plus personne n’en vient à consulter votre site, vous devrez soit trouver un nouveau modèle économique, soit un nouveau boulot. (Dans le cas de Slate, cela ne demande pas beaucoup d’imagination).

 

Au temps jadis, les gens arrivaient directement sur votre site, en tapant laborieusement son url –appelons-la votresite.com. Vos lecteurs les plus fidèles mettaient cette adresse dans leurs favoris et venaient la consulter plusieurs fois par jour, pour voir tous les merveilleux et nouveau trucs que vous aviez postés.

 

Puis, des moteurs de recherche comme Google et des agrégateurs comme Google Actualités sont arrivés, et une partie de vos lecteurs se sont mis à chercher leurs informations là-bas plutôt que de mettre en favoris un tas de sites individuels comme le vôtre. Mais il n’y avait aucun problème, vu que vous pouviez, par la même occasion, vous attirer des nouveaux lecteurs grâce à Google. La chose étant particulièrement vraie si vous étiez disposé à jouer le jeu selon ses règles.

 

Pour jouer le jeu de Google, il fallait modifier la formulation de vos titres pour les adapter aux désirs de recherche des gens –faire en sorte que vos pages contiennent les bons mots-clés, et que d’autres sites réputés pointent vers le vôtre.

 

Et si vous vouliez vraiment gagner la partie, vous pouviez même tripatouiller votre contenu pour qu’il corresponde aux recherches les plus populaires, par exemple, en faisant des titres du genre « A quelle heure commence le Super Bowl?».

 

Par  Will Oremus / Slate.fr
Share on FacebookShare on LinkedInGoogle+Email to someonePrint this page

Leave a Comment.